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Quand Kenya Airways fait des siennes

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27 août à l’aéroport Léopold Sedar Senghor. L’ambiance n’est pas loin du bain maure dans ce qui est sensé refléter le Sénégal Emergent. Un accueil à minima et des procédures longues devant la police des frontières. La queue avance doucement. Après le tampon de la police et le discret coup d’œil du douanier, les chalands se font notifier que l’appareil de Kenya Airways décollera avec une heure de retard. La forte chaleur pousse beaucoup de clients à gagner le salon prestige. Au moyen de 5000 FCFA, on a accés à l’eau et au café sans plus. L’avion décollera finalement avec deux bonnes heures de retard, ce qui sera cher payé par les clients. Aucune explication ou excuse n’est avancée.

Arrivé à Nairobi le lendemain. C’est la confusion dans l’espace transit. Les correspondances vers Johannesburg sont déjà parties. Les clients en transit qui veulent attraper le prochain vol sont priés de passer à la caisse. Échange aigre-doux entre un client révoltè et une belle hôtesse qui connaît tout sauf son métier. C’est elle qui s’est gouré, en indiquant le mauvais comptoir aux pauvres voyageurrs. 30 minutes précieuses de perdu.
Le beau sourire de l’hôtesse a orienté une bonne brochette d’Ouest africains francophones vers la mauvaise direction. Bref, il a fallu payer 50 dollars pour poursuivre le vol, la compagnie aérienne qui arbore l’insigne “Pride Africa” ayant dégagé toute responsabilité, nous renvoyant fièrement à une convention dite de Varsovie. Cette escale éprouvante à l’aéroport Jomo Kenyatta nous a permis de faire les constats suivants :
-Couloirs longs et sans tapis roulants pour ce bâtiment assez long
-Carreaux glissants et de mauvaise qualité
-Guichets d’informations insuffisants
-Service de transit (guichet 15) aux abonnés absents
-Wifi trop cher (4 dollars de l’heure)
-Restauration limite
En clair, pour des clients qui ont perdu leurs bagages et qui on été invité à payer 50 dollars suite à un retard de 2 heures de la compagnie KQ, il n’est pas aisé de recommander un transit par Nairobi. À éviter car trop de pertes de bagages. Le hub c’est d’abord un esprit et un service.

 

L’Aeroport Oliver Tambo de Johannesburg

Quel contraste ! L’un des plus beaux aéroports d’Afrique qui rappelle celui de JfK à New York par la vue panoramique depuis des Escalators bien entretenus. Service de transit à la hauteur. Un hôtel assez confortable (Protea) dans la zone internationale pour 200 dollars la nuitée sans breakfast offre la possibilité de repos à ceux qui le désirent. Les restaurants pilulent avec un service de qualité, à saluer vraiment et une diversité allant du fast Food à la cuisine italienne. Dommage qu’aucun met africain ne soit possible comme nous le confirmera-t-on. Pas facile de s’ennuyer dans cet Aeroport où les écrans situès en tout endroit informent les passagers des décollages et atterrissages.

L’aéroport de Port Louis (Maurice)
En forme de cube avec un décors floral rappelant un aquarium géant, l’aéroport de Maurice n’a pas à rougir comparé à ses pairs africains. Bien au contraire. Le voyageur est pris en charge par des services compétents. Les procédures sont claires pour le transit et l’arrivée. Ce pays ouvert qui a supprimé le “visa” de son vocabulaire marche sur des procédures bien huilées. Les hôtesses sont aussi belles que celles du Kenya. Les mauriciennes l’emportent par contre sur le professionnalisme. Ceux qui n’ont pas reçu leurs bagages sont intégralement pris en charge et informé des procédures faites pour les récupérer ulterirement. La richesse de Maurice ce n’est ni le pétrole, ni l’or, ni la canne à sucre, ni l’océan. Non, c’est plutôt l’organisation scientifique de la cité. Une Ile qui fonctionne comme une usine avec un manuel de procédures pour tous les travailleurs. Maurice c’est presque une armée en civils. D’où son PIB par habitant qui caracole à 7000 dollars là où des contrées au sous sol riche font quatre fois moins.

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Mécontents, des passagers de Corsair lancent une pétition

imageDeux semaines après vous avoir adressé ce courrier et n’ayant obtenu aucune réponse de votre part – ce qui par ailleurs nous conforte dans l’idée que vous méprisez les passagers Africains que nous sommes- je vous saisis de façon publique puisque c’est la seule option que vous me laissez. La presse se fera l’écho de notre indignation en tant que passagers.

Pour vous rendre la lecture plus aisée, j’ai transcris ci-dessous le contenu de la pétition que j’ai initiée et que la quasi-totalité des passagers adultes a signé à bord de l’aéronef, avec leurs nom, prénom et contact.

« Nous, passagers du vol « Corsair » N° SS 990, du vendredi 26 Août 2016, faisant la liaison Paris Orly – Dakar, venons par cette pétition vous signifier notre mécontentement quand aux conditions dans lesquelles nous avons voyagé. Lorsque nous payons le plein tarif pour voyager à bord de Corsair, nous espérons, en retour, avoir le service qui est supposé aller avec. Autrement, nous pouvions payer moins cher et voyager avec escale à Lisbonne, Madrid, Casablanca ou Alger.
Si donc, nous choisissons votre compagnie, c’est pour avoir le standard vanté par vos services commerciaux.

Sur ce vol du 26 Août, le convoyeur Air Tanker que vous avez affrété est une très désagréable expérience.

- Corsair offre normalement un écran individualisé à chaque passager afin qu’il puisse suivre le programme de son choix. Air Tanker n’est pas doté de ce service et nous devons occuper nos enfants pendant 5 heures et 40 minutes. Ils trouveront bien évidemment le vol trop long.
- Le personnel naviguant est constitué d’anglophones à l’exception d’une hôtesse et d’un Stewart. Ceci ne facilite pas bien évidemment la communication avec beaucoup de passagers.

- Une passagère avait précisé sur Internet être diabétique et souhaitait donc un repas spécial. Sa requête n’a pas été prise en compte et elle a eu droit au même repas que tous les autres.
Ce n’est pas la première fois, que nous constatons ce type de désagrément sur la ligne Dakar-Paris-Dakar, avec votre compagnie.

Nous souhaitons que Corsair respecte ses engagements vis-à-vis de ses passagers Sénégalais et Africains en général. Beaucoup d’entre nous voyagent plusieurs fois par mois, à travers le monde, et connaissent donc les standards des vols internationaux vers d’autres destinations en Amérique, en Asie et Europe ; et vers les DOM-TOM et le Canada en ce qui concerne votre compagnie.

Nous espérons que vous prendrez les mesures idoines pour remédier au plus vite aux manquements constatés. Autrement, nous nous réservons le droit de trouver d’autres moyens de nous faire entendre.

 

La réponse de Corsair

Monsieur Abdou Khadre LO,
Vous avez adressé le 29 août à notre service Groupe un mail destiné à notre Directeur Général.
Vous évoquiez dans votre courriel votre mécontentement concernant les conditions dans lesquelles vous avez effectué votre vol Paris-Dakar le 26 août dernier
Nous regrettons que la qualité de service à bord de ce vol n’ait pas été conforme à vos attentes et vous présentons d’ores et déjà nos sincères excuses.
Nous allons revenir vers vous dans les meilleurs délais après une étude attentive de votre demande.
Dans cette attente, veuillez agréer, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées.

 

 

 

 

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Douceur de vivre à Saly Portudal Sénégal

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Passé le petit coup de gueule aux autorités locales et à monsieur le maire pour dèfaut d’éclairage public et, par voie de faits, non assistance à zone touristique en crise, avançons sur la longue route droite qui sépare Mbour de Saly. Une belle entrée,  un Check point bien gardé. Policiers, armes au point. Caserne des pompiers en évidence. Contrôle discrétionnaire rapide et changement de décors. Saly la coquette déploie ses charmes le long de ses résidences touristiques en forme de cases qui datent de plus de 20 ans pour la plupart.

La station balnéaire sise à 100 km au Sud de Dakar rassemble à toutes les destinations touristiques en Atlantique. Avec des hautes et des basses saisons. Du haut et bas de gamme aussi. Le restaurant Pizeria sur l’artère principale sert de régulateur social. Un fast Food complexe allant de l’innocente glace à la dibiterie en passant par le thiof. Ce poisson est plutôt rare au vu de la facture (3500 FCFA pour un spécimen accompagné d’une salade plutôt ratée ou le champignon mariné, la tomate et la laitue tentent de cohabiter après un séjour plus ou moins long dans le réfrigérateur. A ce prix là, soit dit en passant, L’ENDROIT sur la VDN de Dakar vous promet le paradis).

Le restaurant Safari Beach  et sa piscine réservée aux clients qui mangent ou qui paient un ticket de 2000 la baignade s’efforce de maintenir un niveau qualitatif compromis à notre avis par la lenteur du service et une carte chère qui met en avant le patrimoine gastronomique européen et oublie vertement le Thieboudiéne. Le Yassa qui défend seul les couleurs du Sénégal et de l’Afrique est plutôt un cocktail riz-poulet à la sauce laissé à l’improvisation d’un chef qui prend beaucoup de libertés avec la définition de ce plat pourtant bon. Heureusement que l’orchestre qui joue les samedis et les lundis participe à l’adoucissement des moeurs.

Que dire de Saly?  On s’y plaît même si l’inflation Touristique y fait des dégâts. Peu de touristes quand même. En août 2016, période creuse, le portrait robot du visiteur des lieux est un ressortissant Dakarois ou un sénégalais vivant en Europe, plutôt en famille que seul. Côté prix, le rapport à la qualité a survécu à la vague de succès mais n’a pas encore su s’adapter à la crise qui frappe actuellement l’industrie touristique mondiale. Le Palm Beah Hotel propose la nuitée adulte à 39 000 en All Inclusive et 19 000 pour l’enfant. De nombreux sénégalais optent pour les résidences de luxe plus adaptées aux mœurs et habitudes africains et plus accessibles (entre 25 000 et 60 000 FCFA à Saly Village par exemple. La plupart des résidences proposent la piscine et la plage. Mention spéciale pour ce haut lieu de brassage culturel sur sable fin, propre et sécurisé.
Dommage que la Senelec (Fournisseur national d’électricité) ait cru nécessaire de soumettre à l’innocente Saly un régime intempestif de coupures d’électricité. Courtes heureusement, mais répétitives et agaçantes à la fin. Saly reste en dépit de ces aléas, à recommander pour tout cadre stressé à la recherche d’une cure de jouvence.

Diaffa Marrakech

Diaffa, un haut lieu de gastronomie marocaine

Diaffa Marrakech

Sous le plafond majestueux de cette maison arabe typique, trois siècles vous observent. Le Dar Djaffa est ses arabesques, son patio et ses couleurs est d’abord une maison de culture avant d’être un haut lieu de gastronomie qui n’a de concurrent dans Marrakech que le Dar Yacout. Située au 1 Rue Jbel Lakhadar, l’endroit est tenu de main de maître par l’un des professionnels du tourisme de la première heure, qui n’a pas pris une ride malgré les années.  Un sourire naturel qui irradie les visiteurs et le personnel et donne une signature à ces  lieux où séjourna dernièrement Michelle Obama. C’est ici même que la first lady rencontra longuement de jeunes filles maghrébines dans sa tournée mondiale en faveur de l’éducation.

Au menu ce jour-là, une salade de saison  qui fait honneur à l’olive, suivie d’une pastilla aux fruits de mer et à la pâte fine qui jeta les heureux convives dans le dilemme des femmes de pharaon à la vue de Joseph. C’est à se couper les doigts.

Le temps d’apprécier, e c’est un poulet beldi mariné au citron et travaillé par 40 épices qui est servi avec beaucoup de délicatesse. Puis, c’est l’agneau préparé dans des jarres par des coopératives locales. Il paraît que les canaris sont enfouis dès la veille  dans de la cendre puis oubliés. Le résultat en vaut l’attente. Beaucoup de convives abandonneront  la partie aux portes du dessert et se priveront ainsi, volontairement, de cocktails de glace et de fruits qui viennent couronner une belle journée de gastronomie marocaine. Café ou thé à la menthe ?

Berbère palace

Un jus d’orange pressé au Berbère Palace de Ouarzazate

Berbère palace

L’on revient toujours sur les lieux aimés comme sur les lieux du crime. Douze ans après une première initiation , nous voilà donc au Berbère Palace.  Superbe établissement hôtelier, lieu de villégiature des stars hollywoodiennes en tournage.  A 600 euros la nuitée, l’on peut comprendre aisément le cérémonial du service d’accueil, la corbeille de fruit de saison qui vous attend dans la chambre et le lit moelleux qui vous invite à l’oubli.

Cependant, ce n’est ni le buffet prestigieux qui va jusquà  proposer un jus de concombre dans sa panoplie de produits exotiques, encore moins la piscine  et ses abords, indispensable sous la chaleur torride qui caractérise Ouarzazate en juillet –août, qui retiennent le chaland.  C’est ce jus d’orange pressé sous vos yeux et dont la fraîcheur suffit à entretenir la forme toute la journée.  Un jus d’orange plein sans colorants et sans astuces, servi dans un verre simple et sec.  Ce qui retient dans cet hôtel conçu par l’un des inspirateurs de la vision touristique du Maroc 2000-20010,  ce sont les belles senteurs de l’eau de rose, les promenades fleuries et le calme qui se dégage des lieux.  Ce qui restera longtemps après cette incursion rapide, au-delà des imposantes statues de quelques héros antiques  films hollywoodiens, des pièces artisanales rares, c’est cette climatisation naturelle, produit de l’architecture berbère,  que l’on gagnerait à développer par ces temps où il est question de COP22, de développement durable et autres expressions à la mode.  Je reviendrai certainement au Berbère Palace mais sans passer par le col de Tichka et ses 2000 m d’altitude qui vous en font voir de toutes les couleurs entre Marrakech et Ouarzazate.