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Douceur de vivre à Saly Portudal Sénégal

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Passé le petit coup de gueule aux autorités locales et à monsieur le maire pour dèfaut d’éclairage public et, par voie de faits, non assistance à zone touristique en crise, avançons sur la longue route droite qui sépare Mbour de Saly. Une belle entrée,  un Check point bien gardé. Policiers, armes au point. Caserne des pompiers en évidence. Contrôle discrétionnaire rapide et changement de décors. Saly la coquette déploie ses charmes le long de ses résidences touristiques en forme de cases qui datent de plus de 20 ans pour la plupart.

La station balnéaire sise à 100 km au Sud de Dakar rassemble à toutes les destinations touristiques en Atlantique. Avec des hautes et des basses saisons. Du haut et bas de gamme aussi. Le restaurant Pizeria sur l’artère principale sert de régulateur social. Un fast Food complexe allant de l’innocente glace à la dibiterie en passant par le thiof. Ce poisson est plutôt rare au vu de la facture (3500 FCFA pour un spécimen accompagné d’une salade plutôt ratée ou le champignon mariné, la tomate et la laitue tentent de cohabiter après un séjour plus ou moins long dans le réfrigérateur. A ce prix là, soit dit en passant, L’ENDROIT sur la VDN de Dakar vous promet le paradis).

Le restaurant Safari Beach  et sa piscine réservée aux clients qui mangent ou qui paient un ticket de 2000 la baignade s’efforce de maintenir un niveau qualitatif compromis à notre avis par la lenteur du service et une carte chère qui met en avant le patrimoine gastronomique européen et oublie vertement le Thieboudiéne. Le Yassa qui défend seul les couleurs du Sénégal et de l’Afrique est plutôt un cocktail riz-poulet à la sauce laissé à l’improvisation d’un chef qui prend beaucoup de libertés avec la définition de ce plat pourtant bon. Heureusement que l’orchestre qui joue les samedis et les lundis participe à l’adoucissement des moeurs.

Que dire de Saly?  On s’y plaît même si l’inflation Touristique y fait des dégâts. Peu de touristes quand même. En août 2016, période creuse, le portrait robot du visiteur des lieux est un ressortissant Dakarois ou un sénégalais vivant en Europe, plutôt en famille que seul. Côté prix, le rapport à la qualité a survécu à la vague de succès mais n’a pas encore su s’adapter à la crise qui frappe actuellement l’industrie touristique mondiale. Le Palm Beah Hotel propose la nuitée adulte à 39 000 en All Inclusive et 19 000 pour l’enfant. De nombreux sénégalais optent pour les résidences de luxe plus adaptées aux mœurs et habitudes africains et plus accessibles (entre 25 000 et 60 000 FCFA à Saly Village par exemple. La plupart des résidences proposent la piscine et la plage. Mention spéciale pour ce haut lieu de brassage culturel sur sable fin, propre et sécurisé.
Dommage que la Senelec (Fournisseur national d’électricité) ait cru nécessaire de soumettre à l’innocente Saly un régime intempestif de coupures d’électricité. Courtes heureusement, mais répétitives et agaçantes à la fin. Saly reste en dépit de ces aléas, à recommander pour tout cadre stressé à la recherche d’une cure de jouvence.

Diaffa, un haut lieu de gastronomie marocaine

Diaffa Marrakech

Sous le plafond majestueux de cette maison arabe typique, trois siècles vous observent. Le Dar Djaffa est ses arabesques, son patio et ses couleurs est d’abord une maison de culture avant d’être un haut lieu de gastronomie qui n’a de concurrent dans Marrakech que le Dar Yacout. Située au 1 Rue Jbel Lakhadar, l’endroit est tenu de main de maître par l’un des professionnels du tourisme de la première heure, qui n’a pas pris une ride malgré les années.  Un sourire naturel qui irradie les visiteurs et le personnel et donne une signature à ces  lieux où séjourna dernièrement Michelle Obama. C’est ici même que la first lady rencontra longuement de jeunes filles maghrébines dans sa tournée mondiale en faveur de l’éducation.

Au menu ce jour-là, une salade de saison  qui fait honneur à l’olive, suivie d’une pastilla aux fruits de mer et à la pâte fine qui jeta les heureux convives dans le dilemme des femmes de pharaon à la vue de Joseph. C’est à se couper les doigts.

Le temps d’apprécier, e c’est un poulet beldi mariné au citron et travaillé par 40 épices qui est servi avec beaucoup de délicatesse. Puis, c’est l’agneau préparé dans des jarres par des coopératives locales. Il paraît que les canaris sont enfouis dès la veille  dans de la cendre puis oubliés. Le résultat en vaut l’attente. Beaucoup de convives abandonneront  la partie aux portes du dessert et se priveront ainsi, volontairement, de cocktails de glace et de fruits qui viennent couronner une belle journée de gastronomie marocaine. Café ou thé à la menthe ?