Diaffa, un haut lieu de gastronomie marocaine

Diaffa Marrakech

Sous le plafond majestueux de cette maison arabe typique, trois siècles vous observent. Le Dar Djaffa est ses arabesques, son patio et ses couleurs est d’abord une maison de culture avant d’être un haut lieu de gastronomie qui n’a de concurrent dans Marrakech que le Dar Yacout. Située au 1 Rue Jbel Lakhadar, l’endroit est tenu de main de maître par l’un des professionnels du tourisme de la première heure, qui n’a pas pris une ride malgré les années.  Un sourire naturel qui irradie les visiteurs et le personnel et donne une signature à ces  lieux où séjourna dernièrement Michelle Obama. C’est ici même que la first lady rencontra longuement de jeunes filles maghrébines dans sa tournée mondiale en faveur de l’éducation.

Au menu ce jour-là, une salade de saison  qui fait honneur à l’olive, suivie d’une pastilla aux fruits de mer et à la pâte fine qui jeta les heureux convives dans le dilemme des femmes de pharaon à la vue de Joseph. C’est à se couper les doigts.

Le temps d’apprécier, e c’est un poulet beldi mariné au citron et travaillé par 40 épices qui est servi avec beaucoup de délicatesse. Puis, c’est l’agneau préparé dans des jarres par des coopératives locales. Il paraît que les canaris sont enfouis dès la veille  dans de la cendre puis oubliés. Le résultat en vaut l’attente. Beaucoup de convives abandonneront  la partie aux portes du dessert et se priveront ainsi, volontairement, de cocktails de glace et de fruits qui viennent couronner une belle journée de gastronomie marocaine. Café ou thé à la menthe ?

Un jus d’orange pressé au Berbère Palace de Ouarzazate

Berbère palace

L’on revient toujours sur les lieux aimés comme sur les lieux du crime. Douze ans après une première initiation , nous voilà donc au Berbère Palace.  Superbe établissement hôtelier, lieu de villégiature des stars hollywoodiennes en tournage.  A 600 euros la nuitée, l’on peut comprendre aisément le cérémonial du service d’accueil, la corbeille de fruit de saison qui vous attend dans la chambre et le lit moelleux qui vous invite à l’oubli.

Cependant, ce n’est ni le buffet prestigieux qui va jusquà  proposer un jus de concombre dans sa panoplie de produits exotiques, encore moins la piscine  et ses abords, indispensable sous la chaleur torride qui caractérise Ouarzazate en juillet –août, qui retiennent le chaland.  C’est ce jus d’orange pressé sous vos yeux et dont la fraîcheur suffit à entretenir la forme toute la journée.  Un jus d’orange plein sans colorants et sans astuces, servi dans un verre simple et sec.  Ce qui retient dans cet hôtel conçu par l’un des inspirateurs de la vision touristique du Maroc 2000-20010,  ce sont les belles senteurs de l’eau de rose, les promenades fleuries et le calme qui se dégage des lieux.  Ce qui restera longtemps après cette incursion rapide, au-delà des imposantes statues de quelques héros antiques  films hollywoodiens, des pièces artisanales rares, c’est cette climatisation naturelle, produit de l’architecture berbère,  que l’on gagnerait à développer par ces temps où il est question de COP22, de développement durable et autres expressions à la mode.  Je reviendrai certainement au Berbère Palace mais sans passer par le col de Tichka et ses 2000 m d’altitude qui vous en font voir de toutes les couleurs entre Marrakech et Ouarzazate.

Arik, Air peut-être

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Presque 1 heure du temps pour accomplir les formalités dans une ambiance suffocante  à l’aéroport Léopold Sedar Senghor de Dakar. Et une fois les barrières policières et douanières franchies, le candidat au voyage, quasi-déshydraté par l’ambiance proche du bain maure, s’attend à la récompense élémentaire: un aéronef qui décolle à temps.

Chez Flore pour les gourmets de passage à Kinshasa

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Une adresse unique à Kinshasa. Un haut lieu de cette gastronomie africaine qu’on ne valorise  pas assez dans nos campagnes de promotion touristique.

A bord d’un cercueil volant

J’ai décidé, sur le conseil de nos amis, de ne pas indiquer le nom de la compagnie aérienne responsable de ce dommage. Le 22 mars 2015,  ambiance africaine à l’aéroport d’Abidjan. Attachez vos ceintures.

Chroniques de l’émergence: une goutte manque au PSE

L’eau est une denrée de luxe à Dakar. Ce posting ne concerne pas les banlieues et les localités reculées du Sénégal, qui n’ont pas droit à l’eau.  Nous parlons de Dakar intramuros en espèrant que les concepteurs et conducteurs du plan Sénégal Emergent puissent nous lire. 

De Nouakchott à Dakar en passant par la porte de Brandebourg à Rosso

bacrosso

Je viens de faire Nouakchott à Dakar au volant de ma vieille gimbarde . J’ai payé 11 mille ouguiyas (1 euro= 340 ouguiyas) pour différentes taxes à Rosso Mauritanie dont 5 000 pour la commune. etc.

Les “africains” sont-ils “afrophobes”?

expulsions congolaisEntre Kinshasa et Brazzaville, c’est comme entre Berlin Est et Berlin Ouest.  En guise de mur de Berlin, le fleuve Congo. Si le mur allemand est tombé en 1989, le fleuve Congo, lui, est en train de se transformer en forteresse ces derniers jours.  

Le couscous algérien au beau quartier Bonanjo

C’est depuis le beau quartier Bonanjo, quartier des affaires de Douala, que nous sommes tombés sur le couscous algérien.  Une sorte de pot pourri combinant viande rouge, viande blanche et, excusez de l’audace, du merguez planté dans le couscous  comme un drapeau sur du sable mouvant.  Heureusement, qu’à la Banquette, restaurant cosmopolite où la chevelure argentée de l’expatrié se mêle à la sape colorée du jeune quadra à la réussite soudaine, l’on est là avant tout pour le plaisir du palais.    

Alkimia -Dakar, entre la poire et le fromage

alkimiaLoin du clinquant d’une faune “pipole” que la presse dakaroise  appelle abusivement “jet settteurs” et qui hante les endroits dits branchés, nos pas nous conduisirent  vers le restaurant Al Kimia sis aux Almadies, sur cette route qui mène vers le King Fahd et l’ambassade américaine .  Il était midi et toutes les tables occupées.  Dakar ne connaît pas la crise.

Par Panda Géant