Les chroniques du prince Mandingue, Balla Moussa Keita

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Balla Moussa Keita. (Photo Vincent Fournier).

En route vers l’Allemagne et ses charmes…

Nouvelle compagne, nouvel actionnaire, nouvelle route ! D’habitude pour nous rendre en Allemagne, nous passions par Bâle  via Dintikon.  Maintenant nous passons par Saint-Louis, une commune française. C’est dans cette belle ville que réside Sylvie Géhant la nouvelle  compagne d’Orfeo, et notre nouvelle actionnaire.

La ville de Saint-Louis est située dans le département du Haut-Rhin, en région Grand Est. Elle se trouve dans la partie historique et culturelle de l’Alsace, et jouxte la frontière entre la France et la Suisse. Sylvie était une femme d’affaires, d’humeur joyeuse, aimant l’ambiance et  très connue à Saint-Louis. Elle vivait avec ses deux filles: Sandrine l’aînée avait 25  ans, était une battante et très responsable, Nathalie la deuxième,  20 ans,  fille-mère était le problème de sa mère. ..

Mais avant de prendre la route l’Alsace, J’ai été une fois de plus témoin de deux situations qui définitivement m’ont conforté dans ma position que la mesquinerie, douée d’un certain voyeurisme, étaient bien ancrés dans la société suisse. Il y a deux jours, J’ai accompagné Orféo à la poste pour récupérer un colis, dont il avait reçu l’accusé. Après 30mn dans la queue, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que le colis qu’Orfeo était en train d’ouvrir, n’était autre que les papiers qu’il avait brûlé il y a 7 jours que le souffle du vent avait éparpillé en bordure du ruisseau qui coule au flanc des résidences.

 Eh oui en Suisse, il est formellement interdit de jeter quoi que ce soit sur la voie publique. Tout le monde surveille tout le monde, ce qui fait qu’il y a une sorte de délation: un des voisins ayant vu la veille Orfeo brûler les papiers, a eu le temps de ramasser tout ce qui n’a pas être emporté par l’écoulement du ruisseau, les rassembler, partir faire la queue à la poste, peser le colis, payer de sa poche pour l’affranchissement. … A vous de  vous faire une idée.

A partir de cet événement, J’ai appris beaucoup sur la société Suisse, deux exemples :

  1. Quand vous restez debout longtemps sur place dans un lieu, les riverains appellent la police, pour l’informer de votre présence,  qui pour eux est inquiétante. …
  2. 2- Admettons qu’un des vôtres vous dise qu’il a un empêchement d’aller à sa boutique, et vous demande d’aller ouvrir la boutique et de l’y attendre, dès que vous mettez la clé dans la serrure, les policiers arrivent les 5 à 10 mn pour vous questionner : « ou est la dame ou le monsieur qui l’habitude d’ouvrir cette boutique ? Pourquoi vous aujourd’hui ? Qui êtes vous ?… » C’est  encore les riverains qui ont appelé la police en leur disant : « il y a une  personne  qui n’a pas l’habitude d’ouvrir la boutique d’un tel… »

La deuxième des choses dont J’ai été témoin, encore une histoire de stationnement interdit. Cette fois au lieu de toucher le capot pour savoir si le moteur était chaud ou froid pour déterminer le temps de stationnement, c’est plutôt les pneus qu’il fallait vérifier, s’ils étaient mouillés ou secs ? Tout simplement parce qu’il avait plu. Mon ami et moi avions marqué un arrêt dans une banlieue de Bâle, appelé Dintikon, connue pour abriter le plus grand supermarché allemand l’électronique en Suisse. Les téléphones portables venaient de faire jour.

Au retour de notre shopping, voilà les pervenches prêts à rédiger un contravention au motif que la voiture est restée longtemps stationnée sur un parking au delà du temps indiqué. Orfeo qui était champion du mauvais stationnement et un poil fourbe, réplique qu’il venait de garer, et les pervenches  constatent que les pneus étaient secs, et que le parking reste mouillé, ce qui voudrait dire que la voiture y est garée depuis plus d’une heure.  Ce qui était vrai ! C’est ça la Suisse. Au nom de la sécurité de la sûreté, la vigilance  rode a tous les coins. A chaque société sa méthode.

Saint-Louis était devenue la ville où nous passions nos week-end, quand c’était pour aller en Allemagne. Ce sont ces séjours qui m’ont permis de visiter la route des vins (  Kaysersberg, Riquewihr ) la ville de Colmar, appelée aussi la petite venise.

La route des vins

La route des vins est une route touristique qui vous plonge au coeur des régions viticoles, à la rencontre du vin bien sûr, des viticulteurs, du vignoble, mais également de la gastronomie, du patrimoine culturel et des autres atouts touristiques régionaux.Pour ne parler que de la route des vins d’Alsace, elle est  mythique et  est la plus ancienne des routes des vins de France.

Elle séduit par ces paysages, située sur la route des vins  d’Alsace, dans l’est de la France. Les rues sont pavées, parsemées de boutiques de viticulteurs à colombages et de salles de dégustation , des restaurants, des pâtisseries, et vous avez aussi la tour des voleurs qui est une ancienne prison du 15ème siècle où se trouvent les anciens objets de la torture.

En se promenant dans les rues  fleuries de cette ville, on a tous les sens qui se mettent en branle:  l’olphactique est servie, on sent le parfum des fleurs qui sont à chacune des fenêtres des maison, on n’en a plein la vue, avec démonstration de la fabrication des vins, les pâtissiers traditionnels concentrés sur leurs pétrin, les papilles se dilatent tellement le goût et l’odeur des gâteaux vous envahissent. Le savoir-faire culinaire  vous fait saliver , les oreilles aussi sont servies avec des accordéonistes, flutistes, guitaristes et d’autres instrumentalistes qui rivalisent d’ardeur . C’est le tourisme vrai !

Faire des grands hôtels avec 4, 5, 6 étoiles en soi n’est pas mauvais, mais je pense que l’Afrique a plus à gagner en développant le tourisme dans nos terroirs, afin d’attirer d’avantage les visiteurs dans nos contrées qui sont sublimes  qui regorgent nos vrais bâtisseurs, c’est à dire nos paysans, agriculteurs et autres artisans qui malheureusement ne vivent pas du fruit de leur labeur. Construire des petits hôtels à l’image de nos villages, tout en exploitant,  mettant en avant nos traditions, notre patrimoine culturel contribueraient à combattre le chômage, la l’oisiveté chez nos populations rurales, et surtout éviter l’exode juvénile.

En général les touristes que nous recevons vivent déjà dans le luxe dans leur pays d’origine et souhaiteraient découvrir autres choses.  Pourquoi ne pas les attirer dans nos  villages , nos brousses, nos forêts, en créant des conditions d’accueil. L’Afrique est riche de sa flore  de sa faune et de ses hommes !

Après Riquewihr, nous voici à Kaysersberg, littéralement la  » Montagne  » en allemand, se trouve dans la région historique et culturelle d’Alsace.  Située à 12 km de Colmar, Kaysersberg est un arrêt incontournable pour ceux qui sillonnent la Route des vins d’Alsace  pour â  la fois  se perdre dans le dédale de ses rue pittoresques, mais aussi pour découvrir ses vignobles environnants.  Elle surprend par le charme de ses sites médiévaux groupés autour de l’église. Sa position stratégique ranime le souvenir de la route romaine qui reliait l’Alsace à la Loraine. Offrant le même spectacle que Riquewihr,  elle est l’une des plus charmantes cités d’Alsace avec ses ruelles pavées et ses maison à colombages richement ornés. Avec une hôtellerie accueillante offrant de quoi satisfaire le plus exigeant. Son église médiévale, son château et ses musées sont des monuments à visiter car ils vous situent dans le temps.  J’ai été très séduit par cette ville car on l’impression qu’elle a été dessinée, tellement elle est belle !

Notre visite se termina par Colmar qui est aussi une ville  de la région Grand Est, à proximité de la frontière avec l’Allemagne. Sans faire exception à Riquewihr et à Kaysersberg, elle a ses rues pavées, bordées d’édifices médiévaux à colombages depuis le début de l’époque Renaissance. L’église gothique Saint Martin  datant du 13ème siècle se trouve sur la place de la cathédrale en plein centre. Située sur la Route des vins d’Alsace, et les vignobles locaux sont spécialisés dans la production de vin de Riesling appelé vin blanc d’Alsace. Pour les connaisseurs ce vin n’est servi qu’avec du poisson comme plat principal. … personnellement soyez rassurés je n’en sais rien car n’étant pas consommateur !

Colmar est aussi appelée la petite Venise du fait de l’alignement original des maisons de part et d’autre de la rivière qui dessert le sud-est de la ville. Colmar est aussi la ville natale du sculpteur   Auguste Bartholdi  créateur  de la statue de la « Liberté éclairant le monde » érigée dans la rade de New-York. J’ai eu la chance d’aller visiter la maison  et l’intérieur de la cour de Bartholdi . Au lieu de maison, je préfère dire le musée de Bartholdi.  Dans la cour se trouve un monument appelé les  »  grands soutiens du monde  » cette œuvre est située au 30 rue des marchands à Colmar.  L’œuvre à été présentée au salon de Paris en 1902 et installée en 1909 dans la cour du musee. Les  » Grands soutiens du monde  » est un groupe allégorique en bronze représentant : la Justice, le Travail, et la Patrie soutenant le monde.

Avec un itinéraire , un chapelet de villages pittoresques, des paysages exceptionnels, des viticoles réputées, des vignerons passionnés: La route des vins d’Alsace vous invite aux plus belles découvertes !

 L’agritourismo en Italie, la route des vins en France, sont des événements qui ont un seul but : la promotion du tourisme, en mettant en valeur le patrimoine agricole et culturel.  Ces événements permettent aux visiteurs de connaître en profondeur la géographie, l’histoire et le mode de vie des habitants de ces contrées.

J’ai toujours pensé que nous pouvons nous inspirer de ces genres d’initiative pour créer sur notre beau continent l’Afrique, dans nos pays, la route du sel, la route du café cacao, la route des mines, la route de l’igname, la route l’arachide, de l’anacarde etc…. Dans certains de nos pays, le tourisme est réduit aux plages quand ils sont côtiers, aux fleuves quand ils sont continentaux. Nos régions, nos agriculteurs, nos artisans et la masse paysanne en un mot, bénéficient rarement des retombées touristiques. Alors qu’on pouvait mettre en exergue leur savoir-faire, leur savoir-vivre, leur riche environnement pour en faire un modèle économique, pour leur bien être. Comme le dit un proverbe africain : « On ne peut pas prendre le beau visage de son ami, mais on peut prendre son bon comportement ». Inspirons nous de ce qui est beau, bon, profitable chez les autres, bien sûr en l’adaptant à nous.

De retour à Saint-Louis chez Sylvie la compagne d’Orfeo, où   on devait encore séjourner pour quelques jours avant de continuer à Cologne afin de participer au salon de meubles, l’ambiance était toujours festive. Sylvie était très raffinée, savait recevoir avec art, et aussi avec son sens de l’humour distribuait a tout bout de champs des compliments. Malgré sa grande disponibilité et sa  patience, il arrivait souvent, que ça tourne à la bérézina à cause de sa deuxième fille, qui lui créait tout le temps des problèmes : Elle n’avait pas pas terminé son cursus qu’ elle était devenue mère , une vraie rebelle. Surtout comme elle n’a jamais accepté l’union de sa mère avec Orfeo, elle avait la manie de sortir en laissant son bébé sans informer sa maman, chaque fois qu’elle avait deviné que les deux avaient un programme de sortie.

Par moments, le comportement de Nathalie vis-à-vis de sa  mère me  faisait marrer, surtout quand c’est Orfeo qui de nature aime s’imposer à tous, se retrouve incapable d’agir. Je m’en délectais souvent en lui disant un brin moqueur : « mon ami, tu as enfin trouvé  ton médicament »…  Orfeo avait cette tendance fâcheuse d’avoir raison sur tout et partout, ce qui  parfois nous opposait, car j’avais compris enfin de compte qu’il aimait les épreuves de force, il ne respectait que ceux qui lui tenaient tête.  Finalement, il n’avait pour seul  exutoire que Caféo, sont chien à qui il pouvait donner des ordres, car les ordres il aimait en donner.

A un moment donné, J’ai dû m’impliquer pour ne pas dire m’immiscer  modestement entre mère et fille afin de les aider à harmoniser leur relation. Au fil de nos  différents passages à Saint-Louis chez Sylvie, j’avais fini par tisser de très bonnes relations avec Sylvie et ses filles ; Nathalie  écoutait beaucoup mes conseils et avait fini par mettre un peu d’eau dans son vin, vis a vis de cette mère qui l’aimait tant et se battait pour subvenir à tous ses besoin, ainsi qu’à ceux de toute la famille.

Une fois le Rhin traversé, nous roulons maintenant sur les autoroutes de l’Allemagne, où la vitesse est permise. Ici c’est l’ordre et la discipline qui régnent, mais sans tracasseries ni mesquinerie. En route pour Cologne, et à vive allure, nous traversons Mannheim, Faseihm, Stuttgart. A certain moment, nous roulons  tellement vite, et pris dans une discussion sans fin, nous avons dépassé  la bretelle d’entrée de la ville de Cologne, et nous voilà contraints de rouler sur des dizaines de kilomètres, un vrai cul de sac avant de revenir sur nos pas.

Au lieu de 5h de route pour 488 km, nous avons mis 5h 55mn pour avoir manqué la bretelle d’entrée de Cologne.

Ce fut le parcours du combattant pour obtenir des chambres d’hôtels dans cette ville à la veille de son salon de meubles très réputé. Cologne grouillait de monde, les parkings de voitures  étaient bondés. Tous les hôtels affichaient complet, ainsi  que les bateaux-hôtels stationnés sur le Rhin.

Arrivés à Cologne à 15h, ce n’est qu’à 22h que nous pûmes trouver une chambre dans un hôtel du nom de Krone ( Couronne en Allemand ).  Pas mal pour un prince ! Vous pouvez en sourire…

Extenués que nous étions, je fus très agréablement surpris du comportement des réceptionnistes allemands, quand ils nous tendirent les clés sans nous imposer la corvée de remplir les formalités, avant d’accéder à nos chambres.. Messieurs disent-ils prenez possession de votre chambre, et prenez votre temps, demain vous ferez ce qu’il faut.

J’avoue que cette attitude m’a interpellé tellement les préjugés sur les allemands étaient négatifs. Le peu de temps que J’ai passé en Allemagne m’a définitivement convaincu sur leur pragmatisme, et qu’au fond tout ce qu’on a pu me dire n’était que ragot. Les Allemands sont respectueux des principes. Ils m’on séduit de par leur façons de faire dénuées de toutes fioritures. Chapeau !

La vache qui rit

Pensant que nous étions au bout de nos peines, après qu’on ait eu une seule chambre pour nous, il nous restait à régler une autre paire de manches : se restaurer, nous étions en pleine crise de  vache folle…il nous a fallu deux heures de tempes, c’est à dire à 1h du matin pour trouver un restaurant qui pouvait encore servir à manger ! Aussitôt attablés, voilà qu’on dépose sur notre table deux gros verres remplis de bière comme pour nous dire: soyez les bienvenus. Il paraît que c’était de  coutume en Allemagne. J’ai pas eu le temps de dire au serveur que je ne buvais pas d’alcool, quand son patron s’approcha de nous pour nous dire: « Messieurs, il ne me reste que de la viande de boeuf,  et on parle de vache folle, qu’en pensez-vous ?…. « Sans attendre la réponse d’Orfeo, tellement que j’avais faim, J’ai dit au monsieur :  » Vous connaissez la vache qui rit ?  » Oui me répondit-il.

– Alors en Afrique les vaches rient, elle ne sont pas folles, donc servez moi s’il vous plaît dis-je.

Ma réponse provoqua des rires chez les clients francophones qui se trouvaient là et en plus l’atmosphère fut détendue ! Orfeo à demandé de la salade et du fromage accompagnés de quelques verres de bière. Au moment de passer à la caisse, le patron annonça qu’il m’offrait mon plat à moi, pour ma réponse à propos de la vache qui rit qui encouragea d’autres clients à commander la viande boeuf.

Le Salon Imm Cologne est le rendez-vous mondial du meuble et de l’aménagement intérieur. Tous les ans il attire plus de 128 000 visiteurs professionnels et pendant 3 jours aussi le grand public. C’est pourquoi d’ailleurs il faut réserver son hôtel bien en avance. Ne pas faire comme nous, sinon on risque de dormir dans sa voiture, comme J’ai vu certains le faire.

Le Salon Imm Cologne c’est 1200 exposants sur 260 000 m2 répartis sur 11 halls, c’est un concentré du savoir faire de l’ameublement, des innovations et des tendances de la décoration intérieure du monde entier. C’est un salon qui offre également une vaste plateforme aux jeunes talents du design. Son atmosphère est appréciée  du public professionnel , l’organisation est impeccable. Les journées grand public offrent aux exposants l’occasion de tester leurs produits ( mobiliers de salon, chambre à coucher, salles de bains, textiles , revêtements de sol, éclairage, accessoires. .. ) auprès des consommateurs.

Il était 3h du matin quand nous quittâmes le restaurant. Quelle journée de fous ! Il nous reste maintenant à retourner à l’hôtel.  Mais quand j’ai pensé que je devais dormir sur un petit lit, et surtout, partager la même chambre que mon ami , qui avait le don de s’ y  connaitre dans les moteurs des bolides, des DC 10 et autres, car il les imite bien, je me suis dit que c’était parti pour une nuit blanche. une fois le sommeil enclenché, J’ai eu droit à tous les sons, et vrombissements possibles ; par moments et d’une façon alternée, il me gratifiait du démarrage, ou de l’atterrissage d’un DC 10, me plongeait dans le grand rallye de formule 1, ou me faisait penser aux fans de Johnny Hallyday avec leurs grosses cylindrées… mon ami ronflait, et ronflait. Quand il marquait une pause, quelques secondes d’accalmie, il repartait de plus belle après !  J’ai passé toute la nuit à me  gargariser avec force, ou en donnant un coup sur le lit, rien n’y fut  pour l’arrêter.  Mon ami souffrait d’apnée de sommeil, têtu qu’il était, il refusait de se faire traiter, ou d’utiliser le petit appareil anti ronflement: il est un peu  comme un protège de dents de sportifs ou une gouttière dentaire qui permet de maintenir doucement votre mâchoire inférieure en position avancée pendant votre sommeil.

Au réveil, J’ai posé la question à Orfeo s’il à bien dormi ? Oui me répondit-il.

– tant mieux pour toi, sauf que moi tu dois… lui dis-je.

– Quoi ?

– m’apprendre à piloter un DC10, ou m’achéter une Mc Laurin, tu m’a empêché de dormir , avec un poil moqueur.

– pas de problème, je t’emmènerais  sur la lune, me dit-il en riant.

Comme au Salon de Milan, on a arpenté les allées, les stands, pris des contacts, sauf que cette fois-ci je voulais visiter la ville de Cologne.

Cologne, une cathédrale et 2000 ans d’histoire

Cologne est une ville âgée de 2000 ans. Elle enjambe le Rhin et se trouve en Allemagne de l’Ouest. Elle est également le centre culturel de la région.  Emblème de l’architecture gothique classique édifiée au sein d’une vieille ville reconstruite, la cathédrale de Colongne avec ses deux flèches, est également connue.

J’ai pris une journée pour me promener afin de bien visiter Cologne ( Kolhn pour les Allemand ). C’est ainsi que J’ai commencé par sa Cathédrale qui est le monument le plus visité en Allemagne en partie grâce à sa popularité auprès des chrétiens. Cette grandiose cathédrale gothique peut devenir un peu exigu lorsqu’il y a foule, mais elle suscite toujours un sentiment d’émerveillement, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. J’ai aimé cette cathédrale peinte en vert.

Apres la cathédrale, je suis allé voir le pont Hohenzollern  qui en soi est une structure attrayante malgré son aspect industriel. Ce pont sous arc à trois travées permet aux piétons et aux trains de traverser le Rhin sur 400 mètres entre la cathédrale et les complexes de bureaux modernes de Koln Triangle. Les couples de passage sur ce pont laissent un témoignage de leur amour en attachant un cadenas à la grille  qui borde le trottoir avant de jeter la clé dans le fleuve, exactement comme sur le pont des Arts à Paris. J’ai terminé mes escapades en admirant le Rhin, ce fleuve d’Europe Centrale et de l’Ouest, long de 1 233 km est la colonne vertébrale de l’Europe. C’est l’espace économique le plus dynamique de l’Europe et l’un des grands lieux de puissance du monde.

Sur la route du retour, Orfeo me demanda pourquoi les gens me donnent gratuitement à manger sans payer ? Il a fait allusion à Lausane où l’épouse de mon compatriote Béké m’avait gratifier d’un bon couscous sans bourse délier, et dans ce restaurant allemand où  J’ai mangé à l’œil.

– Cher ami  je ne peux te donner aucune explication à cela, je pense que ce sont des coïncidences heureuses , lui dis-je. Il était intrigué. …

Personnellement, je pensais plutôt à tout ce qu’on m’avait raconté comme préjugés sur les allemands. Tout n’était que mensonge. J’ai vu un peuple patient, attentionné, travailleur et pragmatique. J’ai été séduit par l’accueil qui nous avait été réservé à l’hôtel ; le simple fait de nous laisser prendre possession de notre chambre sans remplir les formalités en disait long pour moi qui es tout le temps en voyage. A contrario, on vous demande votre passeport, la fiche à remplir, la carte bancaire , sans se soucier de votre état de fatigue.

Le voyage rétablit la vérité ! La meilleure façon de connaître un  homme, un peuple, c’est de le découvrir chez lui. Connaître un ivoirien, un mauritanien, un congolais en dehors de son environnement d’origine est totalement différent que quand on lui rend  visite chez lui…

Le voyage est une véritable école, car il nous permet, au contact et aux spectacles de la vie de cultiver la tolérance, accepter l’autre tel qu’il est. Mon père me disait que quand tu avais la chance de voyager, qu’il fallait qu’au retour, tu aies acquis l’une des ces trois choses: l’ Avoir, le Savoir, ou le pouvoir, sinon ta sortie ne t’aura rien servi.

Comme je l’ai déjà dit, le voyage est un diplôme ! Si j’avais le pouvoir, j’aurais inscrit le Voyage au patrimoine immatériel de l ‘UNESCO

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