Assurance automobile au Sénégal: un impôt tout court?

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Le taux d’accident étant élevé au Sénégal, j’ai été, comme tout ex-membre de la diaspora qui renoue avec le pays après plusieurs années « d’exil », attiré par une marque connue. C’est là que j’ai souscrit à une  une assurance automobile pleine, avec toutes les options possibles, à un prix qui, rapporté au pouvoir d’achat moyen,  pousserait n’importe quel européen honnête  à crier au voleur. Ce qui était redouté ne tarda pas à arriver.

Un automobiliste engagé à toute vitesse m’a complètement abîmé le pare-choc arrière alors que je roulais à 20 km à l’heure. J’ai appelé la police pour faire le constat. Manque de chance, la police, en phase de restructuration,  venait  de décider qu’elle ne se déplacerait plus que pour les accidents corporels. L’automobiliste qui redoutait le constat me supplia de faire un règlement à l’amiable, me disant que de toute façon le constat n’engagerait que des frais inutiles et du temps perdu. Je n’en voulais pas surtout qu’il me faisait sentir qu’il appartient à une famille X bien introduire. Bah, la police m’orienta vers un huissier qui vint sur les lieux après plus de 4 heures. Et là, il a fallu le payer d’abord 35 000 FCFA. Une fois le montant encaissé, l’huissier fit son procès verbal. Le lendemain, munis de ce procès verbal et des estimations de réparations faites par mon mécanicien, je me présentais chez mon assureur.
Je leurs remis tout: photos de la voiture accidentée, devis et procès verbal. On me demanda de revenir une semaine après. Hélas, je reviendrais pendant quatre semaines sans résultat. Au bout de cette période de baratins et d’attente, on m’indiqua l’adresse d’un expert. Malgré la cherté de la prime, c’était à moi de remettre la correspondance à l’expert. Chez l’expert, le contrôle technique se limita à une photo prise rapidement.  il a fallu un mois et demi pour qu’on me remette une copie d’un courrier où l’on me proposait un paiement rabattu de presque 70%. Je demandais furtivement s’il était possible de faire un recours. Une gentille dame me le déconseilla en me disant que ce serait une perte de temps. Ok, je suivis le conseil. Munis de mon dossier je reviens chez mon assureur. Et là on me promis qu’il y aura un courrier adressé à l’assureur adverse. Depuis,  le temps s’est passé et beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. J’attends toujours. Seule assurance, le sourire désarmant de mon « assureur traiteur » qui m’accueille tous les jours chez mon assureur  avec un mot d’encouragement.  Je comprend pourquoi de nombreux automobilistes préfèrent ne pas souscrire à une assurance auto. Au fait quelle est son utilité?

 

Panda Géant 

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