Arik, Air peut-être

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Presque 1 heure du temps pour accomplir les formalités dans une ambiance suffocante  à l’aéroport Léopold Sedar Senghor de Dakar. Et une fois les barrières policières et douanières franchies, le candidat au voyage, quasi-déshydraté par l’ambiance proche du bain maure, s’attend à la récompense élémentaire: un aéronef qui décolle à temps.

Ce ne sera pas le cas ce 15 novembre. Alors que les passagers, sages comme des images, attendaient le vol W30 389 de la compagnie nigériane Arik  à destination d’Accra et de Lagos, voilà qu’un retard est annoncé. Ainsi, au lieu du départ prévu à 3 heures du matin et pour lequel 450 000 FCFA en moyenne ont été débloqués, ce sera «aux environs de 6h30. L’annonce a été faite quelques minutes seulement avant l’heure de départ. Le message n’est assorti d’aucune explication nI excuse. «Tant pis pour votre gueule» entendait-on entre les lignes.

Les passagers prennent la mauvaise nouvelle avec beaucoup de philosophie teintée de cette résignation toute africaine face au sort qui aurait émerveillé    les premiers ethnographes au contact de cette terre bénie (ou damnée?) des dieux.  Quelques uns rigolent même. Une hôtesse nous confie que c’est une habitude avec Arik. Aucun énervement à relever. C’est tellement normal.
Les plus avisés prennent d’assaut les salons Prestige de l’aéroport Dakarois accessible entre 5000 et 15 000 selon que s’arrête au premier ou deuxième niveau.
A 6h30 du matin, la petite foule d’optimistes somnolents, était encore devant les hôtesses qui leur apprendront que l’embarquement commencera finalement à 10h30. Arik  concédera, après quelques palabres et hésitations,  à inviter les infortunés passagers à une collation au dit salon Prestige.
Puis c’est l’hôtel Calao d’un autre âge où les passagers sont priés de de se mettre deux à deux dans des chambres  dont l’odeur de renfermè renseigne sur le faible taux d’occupation et sur la crise de l’industrie touristique le long de la côte ouest-africaine.  Au final, le vol programmé  à 3h05 est parti de Dakar le lendemain, à 15H 45 minutes. Tant pis pour les consommateurs.

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